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Thursday, 22 April 2010

Billie Holiday - That Ole Devil Called Love




It's that ole devil called love again,
Gets behind me and keeps giving me the shove again,
Putting rain in my eyes, tears in my dreams,
And rocks in my heart.

It's that sly ole son of a gun again,
He keeps telling me, I'm the lucky one again.
But I still have that rain, still have those tears,
And those rocks in my heart.

S'pose I didnt stay - ran away - didn't play,
The devil what a potion, he would brew.

He'd follow me around, build me up, tear me down,
Till I'll be so bewildered, I wont know what to do.
Might as well, give up the fight again.
I know darn well, he'll convince me, that he's right again.
When he sings that sorry song, I'm just gonna tag along,
With that ole devil called love.

He'd follow me around, build me up, tear me down,
Till I'll be so bewildered, I wont know what to do.
Might as well, give up the fight again.
I know darn well, he'll convince me that he's right again.
When he sings that sorry song, I'm just gonna tag along,
With that ole devil called love.

Wednesday, 21 April 2010

Brahms Op.119 No.1 Intermezzo




opus 119 sind die ganz späten Klavierwerke von Johannes Brahms. Als Marius heute abend als letztes Stück dieses wunderbare Intermezzo spielte, waren die Leute ganz ergriffen und still. Nachher war er von einer ganzem Traube von Menschen umringt die wissen wollten was er da gespielt hat. Dies hier ist eine Aufnahme von Hélène Grimaud.

Sunday, 18 April 2010

Francoise Hardy



Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
          Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n'y a pas d'amour heureux
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
          Il n'y a pas d'amour heureux
          Mais c'est notre amour à tous les deux

Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)

Sunday, 14 March 2010

Nimrod



Gestern ging die große Suche nach möglichen Elgar-Stücken weiter. Dabei fand ich diese wunderbare Version aus den Enigma-Variationen. Sehr, sehr langsam und sehr ergreifend. Und jetzt brauche ich mehr Kaffee, denn der Abend und die Nacht waren wunderbar, aber ich habe eindeutig zu viel Wein getrunken.....

Friday, 12 March 2010

et en francais......




Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien

Sunday, 7 March 2010

bitte geh nicht fort

 

Beim stöbern entdeckte ich diese erstaunlich schöne Aufnahme von "ne me quitte pas". Die soll mich jetzt irgendwie auf das Konzert einstimmen...., leider hört es mittendrin auf, egal. Hier scheint die warme Märzsonne vom Himmel und hackt sich in den eisigen Schnee der noch von letzter Nacht hier liegt.

Friday, 5 March 2010

chapeau bas!



Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main de Diable
Qui a tissé le ciel
De ce beau matin-là,
Lui plantant dans le c?ur
Un morceau de soleil
Qui se brise sur l'eau
En mille éclats vermeils ?

Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main du Diable
Qui a mis sur la mer
Cet étrange voilier
Qui, pareil au serpent,
Semble se déplier,
Noir et blanc, sur l'eau bleue
Que le vent fait danser ?

Est-ce Dieu, est-ce Diable
Ou les deux à la fois
Qui, un jour, s'unissant,
Ont fait ce matin-là ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas
Mais, pour tant de beauté,
Merci, et chapeau bas.

Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main de Diable
Qui a mis cette rose
Au jardin que voilà ?
Pour quel ardent amour,
Pour quelle noble dame
La rose de velours
Au jardin que voilà ?

Et ces prunes éclatées,
Et tous ces lilas blancs,
Et ces grosseilles rouges,
Et ces rires d'enfants,
Et Christine si belle
Sous ses jupons blancs,
Avec, au beau milieu,
L'éclat de ses vingt ans ?

Est-ce Dieu, est-ce Diable
Ou les deux à la fois
Qui, un jour, s'unissant,
Ont fait ce printemps-là ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas
Mais pour tant de beauté,
Merci, et chapeau bas !

Le voilier qui s'enfuit,
La rose que voilà
Et ces fleurs et ces fruits
Et nos larmes de joie...
Qui a pu nous offrir
Toutes ces beautés-là ?
Cueillons-les sans rien dire.
Va, c'est pour toi et moi !

Est-ce la main de Dieu
Et celle du Malin
Qui, un jour, s'unissant,
Ont croisé nos chemins ?
Est-ce l'un, est-ce l'autre ?
Vraiment, je ne sais pas
Mais pour cet amour-là
Merci, et chapeau bas !

Mais pour toi et pour moi
Merci, et chapeau bas !...

Thursday, 4 March 2010

le fil

C'est une douce habitude,
Avant de dormir,
Dans les nuits de solitude,
De se souvenir
Si chacun de nous demeure
Dans son lit d'exil
Que de se parler une heure
Ne tient qu'à un fil,

Un fil qui lie
Deux demi-sommeils qui s'ennuient
Près de l'autre et loin de son regard.
On parle enfin de son cafard

Et du mal qu'on prend à naître
Dans ce monde-là
Et du jour qui va paraître
Et qu'on ne veut pas,
Du frisson de ces nuits blanches
Qui vous fait le corps
Comme quand on fait la planche
Dans la mer du nord,

Du vent qui souffle,
Qui fait que les draps vous étouffent,
Qu'il fait chaud soudain dans ce pays
Et qu'on les pousse au pied du lit,

Qui nous fait enfin nous dire
Ce qu'on ne dit pas
Quand on fait l'amour et pire
Qu'on ne le fait pas,
Qui nous fait enfin nous tordre,
Loin de la pudeur,
Solitaires, fous, et mordre
Plaisir et douleur.

Alors défile
A travers les rues de la ville
Comme une onde qui fait dans le dos
Raz de marée dans un cours d'eau.
Ma mie ma correspondante,
A se tant parler,
Ma nocturne, mon amante,
On en oublierait
Qu'il n'est plus le moindre doute :
Par les temps qui courent
Y a des gens qui nous écoutent,
Le fil n'est pas sourd.
Il n'est pas de secret, même pour les amours.